Le type I : deux lames en V, et rien d'autre
La prise australienne relève de la norme AS/NZS 3112. Elle se reconnaît immédiatement : deux lames plates disposées en V inversé, comme deux yeux inclinés, plus une troisième lame verticale en dessous pour la terre. Les prises à deux broches (sans terre) existent aussi, avec la même inclinaison caractéristique.
Cette géométrie n'a aucun équivalent en Europe. Nos fiches rondes, fines ou avec terre, ne trouvent pas la moindre amorce dans ces fentes obliques. Il n'y a donc pas de « cas où ça passerait quand même » comme en Suisse ou en Italie : sans adaptateur, rien ne se branche, ni le chargeur de téléphone ni celui de l'ordinateur.
Bonne nouvelle : le voltage est le nôtre
L'Australie distribue du 230 V à 50 Hz, exactement comme la France. C'est la moitié agréable de l'histoire : un simple adaptateur mécanique suffit, aucun convertisseur de tension n'est nécessaire. Sèche-cheveux, tondeuse, fer à lisser, bouilloire de voyage : tout fonctionne à pleine puissance, contrairement à ce qui vous attendrait aux États-Unis.
La prise « morte » qui ne l'est pas
Presque chaque prise murale australienne possède son propre interrupteur, généralement juste à côté des alvéoles. Si rien ne charge, ce n'est ni l'adaptateur ni le câble : basculez le petit interrupteur sur I. C'est la première cause de panique des voyageurs à leur arrivée.
Deux détails qui comptent sur place
- Les auberges et les vans : en backpacker hostel, les prises des dortoirs sont peu nombreuses et très disputées. Un adaptateur unique bloque la seule prise disponible pour toute la nuit — d'où l'intérêt d'un modèle à ports USB, ou d'un adaptateur unique couplé à une petite multiprise française.
- Un seul adaptateur pour deux pays : la Nouvelle-Zélande partage la même norme AS/NZS 3112. Si votre itinéraire enchaîne les deux, un seul modèle couvre tout le séjour. La Chine et l'Argentine utilisent aussi des variantes du type I, mais avec des tolérances différentes : ne comptez pas dessus les yeux fermés.